

1ère rencontre du Conseil Général sur les Musiques Actuelles en Indre et Loire. Le 11 février 2009 à Perçay-Meslay.
Compte rendu réunion Musiques Actuelles du 11 février 2009
Département d’Indre-et-Loire.
Présentation par :
Mme Claude ROIRON, Présidente du Conseil Général d’Indre-et-Loire,
M. Patrick BOURDY Vice-président chargé de la culture,
M. Gérard KERYJAOUËN, Chargé de la mission par le Conseil Général d’Indre et Loire et directeur de Tous en scène,
M. Alex TINSEAU, Directeur de la FRACA-MA.
Objet :
La Présidente du Conseil Général d’Indre-et-Loire a exprimé sa volonté de soutenir et de participer au développement du secteur des Musiques Actuelles et Amplifiées et a souhaité pour cela engager une réflexion associant les différents acteurs du département.
Le 11 février 2009, 150 participants : associations, musiciens, lieux de répétition et de diffusion, salles de spectacles, labels, directeurs de festivals et de services culturels… se sont rassemblés pour une réunion plénière, s’engageant ainsi vers une première étape de réflexions communes.
La Présidente, Claude ROIRON, accompagnée de Patrick BOURDY, Vice-président chargé de la culture, a exposé les attentes du département vis-à-vis de secteur souffrant jusqu’ici d’un « manque d’audience » de la part des pouvoirs publics.
C’est à Gérard KERYJAOUËN, Directeur de Tous en Scène, qu’elle a confié la mission d’établir une première « cartographie » des Musiques Actuelles en Indre-et-Loire, prémices de préconisations d’actions de soutien au secteur. Cette mission d’envergure, réalisée pour la première fois en Indre-et-Loire bénéficie du soutien de la FRACAMA (La Fédération Régionale des Acteurs Culturels Associatifs – Musiques Amplifiées).
Introduction par Patrick BOURDY
Le département, qui jusqu’ici s’inscrivait traditionnellement dans le soutien à la valorisation du patrimoine et de la musique classique dans sa politique culturelle, souhaite faire de la Touraine une « scène ouverte à la musique ». L’idée est que les périmètres d’action qui relevaient traditionnellement du Conseil Général s’ouvrent à ce secteur en accueillant des manifestations autour des Musiques Actuelles. Tout cela dans un esprit de transversalité des pratiques et de drainage du territoire, où la valorisation des Musiques Actuelles se fera désormais par projet et non par secteur ou par guichet.
Le Conseil Général d’Indre-et-Loire conçoit l’aide des collectivités locales aux Musiques Actuelles de manière transversale, comme un levier, un outil de valorisation du secteur, notamment par une politique tarifaire accessible au plus grand nombre.
Intervention de Claude ROIRON
Claude ROIRON précise qu’elle a choisi de confier cette mission à Gérard KERYJAOUËN pour le travail qu’il réalise depuis 15 ans au sein de l’association TOUS EN SCENE.
Elle souligne la diversité des structures et des individualités constituant le secteur des Musiques Actuelles. Elle met au centre de sa politique la rencontre, l’écoute et l’accessibilité aux formes vivantes et modernes de la culture, comme éléments fondamentaux du « vivre ensemble ».
Elle s’engage dans une politique plus audacieuse et diversifiée dans le domaine de l’action culturelle, plaçant la capacité d’émancipation de l’individu comme vecteur de la vie moderne. Le Conseil Général montre son intérêt à faire « fructifier » les différents talents du territoire et s’adresse directement aux acteurs par le biais de Gérard KERYJAOUËN pour ses capacités à rassembler les différentes esthétiques.
La démocratisation de l’accès aux pratiques musicales, objectif de cette politique, suppose un état des lieux, un panorama des Musiques Actuelles avant l’établissement de toute préconisation.
Le premier constat est le suivant : le territoire est desservi différemment tant au niveau des publics, que des lieux des Musiques Actuelles. La valorisation de ces mêmes territoires et des innovations, la sensibilisation des jeunes publics pourrait y apporter un premier élément de réponse.
Le Conseil Général, qui souhaite s’appuyer sur les initiatives existantes pour la création et le soutien d’événements à caractère départemental (par exemple, l’idée d’une scène 37 pour la fête de la musique…) attribuera par ailleurs un budget de 300 000 € à l’emploi associatif qui pourrait se concrétiser dans le cadre d’une complémentarité au dispositif Régional Cap’Asso.
Ce sont bel et bien les acteurs des Musiques Actuelles qui s’engagent dans cette réflexion commune sur leur champ d’action et qui doivent établir les préconisations dans le cadre d’un calendrier serré, d’ici à fin 2009.
Claude ROIRON propose de faire passer une décision modificative pour inscrire dans le budget les fonds issus des préconisations des commissions.
Le département d’Indre-et-Loire est celui qui compte le plus d’artistes en Région Centre, la valorisation des initiatives en Musiques Actuelles pourrait être la clé d’une forte identité pour le territoire.
Intervention de Gérard KERYJAOUËN
Gérard KERYJAOUËN remercie Claude ROIRON pour la confiance qu’elle lui témoigne.
En tant que musicien, enseignant, responsable d’une importante structure d’enseignement, de création, de production et de diffusion des Musiques Actuelles dans le département (plus de 800 musiciens amateurs et professionnels s’y côtoient chaque semaine) et de part son parcours, il a été confronté aux différents problèmes que rencontrent les musiciens et les structures de ce secteur.
Il précise que cette mission arrive au moment où un certain nombre d’acteurs du département ont déjà entamé une réflexion autour de la structuration et du développement du secteur notamment avec la création de la nouvelle salle des Musiques Actuelles qui entrera en fonction prochainement dans l’agglomération.
La demande est à la fois concrète et très large car elle concerne tous les étages et tous les niveaux des Musiques Actuelles tant en matière de formation que de création et de diffusion.
Par ailleurs, à quelques exceptions prés les collectivités territoriales sont généralement plutôt hermétiques aux Musiques Actuelles et ont porté un intérêt limité à ce secteur pendant de nombreuses années. Cette mission offre ainsi à tous les acteurs du département la possibilité de participer concrètement au développement de ce secteur avec une écoute qui semble pouvoir aboutir à des actions concrètes et pérennes.
Gérard KERYJAOUËN précise qu’il n’a pas la prétention de connaître tous les aspects et toutes les spécificités des Musiques Actuelles et Amplifiées, aussi il est évident que cette mission doit être réalisée de façon collective en impliquant de manière la plus concrète possible la majeure partie des acteurs du département… A ce titre, il a sollicité la collaboration de la FRACAMA (Pole Régional des Musiques Actuelles et Amplifiées) pour le travail de ressource qu’elle réalise au quotidien.
Les acteurs présents dans la salle ont été contactés en s’appuyant sur les bases d’adresses emails de TOUS EN SCENE et de la FRACAMA et il est précisé que chacun des participants peut à son tour transmettre l’information afin de solliciter l’ensemble des acteurs du département qui souhaitent participer à cette réflexion.
En préalable, GERARD KERYJAOUEN redéfinit le cadre des musiques actuelles : les Musiques Actuelles regroupent un très large éventail d’esthétiques musicales : la chanson, le jazz et les musiques improvisées, les musiques traditionnelles (de France et du monde) : africaine, tsigane, brésilienne, celtes etc. et les musiques amplifiées : rock, pop, électro, reggae etc.
Elles concernent ainsi « toutes les musiques » sauf les musiques classiques (anciennes, baroques, contemporaines).
Présentation de la mission
Elle consiste à
-préconiser des actions et des dispositifs de soutien au développement du secteur des Musiques Actuelles et Amplifiées
- proposer et mettre en place un événement ayant pour objectif de mettre en valeur les groupes issus du département
Elle porte sur :
- La formation et accompagnement (éducation artistique, formation professionnelle, accompagnement et management d’artistes…).
- La diffusion et enregistrement (répétition, diffusion, enregistrement et production phonographique..).
- La création (résidences d’artistes, intervention en milieu scolaire.. .).
- l’établissement d’un état des lieux (en parallèle des phases de concertation et de réflexion) de l’organisation et de la cartographie du secteur : locaux de répétition et studios d’enregistrement, écoles de musique et lieux de formation, salles de spectacles et autres lieux de diffusion, artistes ou groupes d’artistes, radios locales…
Les moyens proposés :
- Nous devrons nous réunir, échanger et imaginer de manière collective de nouvelles façons de travailler ensemble afin d’émettre des préconisations sur les problématiques et chantiers prioritaires à mener les prochaines années avec un programme sur plusieurs années,
- Nous aurons à élaborer un cahier des charges pour la mission Musiques Actuelles,
- Etablir un panorama des structures œuvrant dans le champ des Musiques Actuelles en identifiant leurs activités, puis proposer une cartographie de l’offre actuelle sur le département,
- Comparer (par des statistiques connues) l’implication des institutions sur les Musiques Actuelles et préciser l’écart entre l’aide aux musiques dites « savantes » et le travail qu’il reste à faire sur les Musiques Actuelles et Amplifiées.
Mise en œuvre de la mission
Elle se déroulera en trois phases à l’issue de la cette réunion d’information :
1/ Une phase d’observation :
Cette mission doit permettre de réaliser un état des lieux quantitatif et qualitatif de ce secteur. Nous devrons mettre en avant des chiffres clés, des problématiques et des besoins en terme de développement sectoriel, de permettre la construction de préconisations dans l’optique d’accompagner la structuration et l’adaptation de cette filière musicale face aux évolutions actuelles.
Un état des lieux sera réalisé par le biais d’un questionnaire auquel s’ajouteront quelques approches plus qualitatives grâce aux rencontres de quelques structures significatives : recensement des acteurs, collecte des données territoriales et nationales Musiques Actuelles…
L’objectif sera dans un premier temps de définir le périmètre d’observation :
- Locaux de répétitions et studios d’enregistrement,
- Ecoles de musique et lieux de formation œuvrant tout ou partie sur le champ des Musiques Actuelles,
- Salles de spectacles, et autres lieux de diffusion, (bars, festivals),
- Artistes ou groupes,
- Médias,
- Structures de développement
Puis dans un deuxième temps un document final de l’état des lieux sera présenté fin juin. Nous tenterons de situer le département en nous appuyant sur la structuration nationale, régionale, à l’aide de chiffres et de cartographies.
2/ Une phase de concertation :
Seront organisées deux séries de trois commissions thématiques en février puis en avril où nous ferons un point sur les attentes de chacun dans le cadre d’un travail collectif et interactif avec des contributions directes par mail ou site Internet.
Le but de ces commissions est d’associer tous les acteurs à la réflexion afin de nourrir l’élaboration de l’état des lieux et des préconisations.
Compte tenu des inégalités constatées au niveau de l’emploi, du développement des structures et des projets Musiques Actuelles, le secteur doit s’organiser. C’est l’objectif que nous nous fixons dans les différentes commissions de réflexion en vue de préconiser des actions de soutien.
Il s’agit ici de recueillir les expériences de chacun, d’identifier les compétences, de noter les propositions et d’en faire une synthèse. Les trois synthèses seront restitué au sein du document final.
Les thèmes des commissions seront les suivants :
• Lundi 23 février 09 / commission 1 : Création et Diffusion
Animateur Hugues BARBOTIN
Publics : salles, festivals, organisateurs de concerts, cafés-concerts,
producteurs, tourneurs…
• Mardi 24 février 09 / commission 2 Formation et Répétition
Animateurs : Arnaud GRAVET et Céline MOREL
Publics : écoles, studios de répétitions, structures d’accompagnement
d’artistes, enseignants…
• Mercredi 25 février 09 / commission 3 : Développement et promotion de projets artistiques
Animateur : Cédric GROUHAN
Publics : labels, studios d’enregistrement, centres ressource, associations
de promotion d’artistes, médias, tourneurs, distributeurs notamment
numériques…
3/ Une phase de préconisation
Suite à l’état des lieux et aux commissions nous aurons à répondre à la demande du Conseil général en proposant des préconisations pour développer et soutenir le secteur des musiques actuelles et amplifiées.
Intervention d’Alex TINSEAU (FRACAMA)
Introduction
Nous devons travailler ici sur un chantier inédit en région Centre à l’initiative du Conseil Général, c’est suffisamment rare pour être souligné et salué.
Cela commence par la nécessité de préciser les bases communes utiles au travail collectif et les périmètres du chantier, ce qui n’est pas une mince affaire tant le secteur des MA est large et diversifié.
Les périmètres :
- des musiques actuelles : musiques amplifiées, jazz et musiques improvisées, chanson et musiques trad et du monde. Ces musiques en constant renouvellement génèrent en permanence de multiples formes musicales hybrides, de nouveaux genres où la technologie intervient très souvent et contribue à son évolution qui se croisent avec de nombreuses autres pratiques,
- des acteurs : artistes amateurs ou pro, les acteurs intervenant dans le spectacle vivant et enregistré (salles, festivals, labels, média, studio), acteurs dans le domaine de l’enseignement, la formation et l’accompagnement (écoles, conservatoires, lieux ressources…), organisations (syndicats, fédérations, les pouvoirs publics),
- du territoire : il s’agit d’un département composé des différents territoires administratifs (des pays, des agglos..), mais aussi de bassin de vie qui pose la question de la mise en culture des territoires. Que peut-on construire à l’échelle départementale pour favoriser l‘accès aux pratiques de tous et pour tous, pour harmoniser l’offre à destination des 600000 hab dont la moitié est sur l’agglomération de Tours.
- Socio-Economique : Pratiques mêlant dimensions humaines, artistiques et citoyennes, mais dont l’une des spécificités en tant que filière est l’hétérogénéité de sa structuration économique : sociétés, régies, asso…, et de ses métiers (scène disque, médias , accompagnement).
Au sein de ce secteur, coexistent des industries (du disque et du spectacle) et un important tissu de Très Petites Entreprises (TPE dont les assos) oeuvrant en grande partie dans le tiers secteur mêlant recettes, fonds publics et bénévolats, qui globalement renvoi à la démarche de l’U-FISC (www.ufisc.org) qui se positionne dans une dimension économique où l’équité sociale et le projet culturel et artistique sont les principales finalités.
Enfin, les Musiques Actuelles sont portées par des professionnels musiciens, techniciens, administratifs, formateurs, régisseurs, programmateurs…. dont les statuts des emplois sont très diversifiés, souvent précaires, ou les trajectoires de formation et de professionnalisation sont multiples, non linéaire et demandent une approche particulière.
Les périmètres historiques
De la structuration, démarche collective de reconnaissance puis de co-construction avec la constitution à la fin des années 80 et dans les années 90 de fédérations et réseaux, soit propre à un secteur particulier soit à une esthétique, mais aussi une démarche syndicale avec la création récente du Syndicat des Musiques Actuelles (SMA).
Les fédérations historiques :
• FAMDT (musiques traditionnelles) (1985)
• Réseau chaînon (réseau de salles pluridisciplinaires) (1987)
• Fneij : école de jazz puis embrassant l’ensemble des musiques actuelles en devenant la Fneij/ma (1989)
• Zone Franche (musiques du monde) (1990)
• Afijma (festival de jazz) (1993)
• Fédurok, (scène de musiques actuelles amplifiées) (1994)
• FSJ (scènes de jazz) (1996) siege à Tours
• Technopole (musique électronique) (1996)…
Parallèlement : en région / départements : Apparition de réseaux territoriaux,
FRACAMA (99) devenu Pôle Régional en 2004,
FRACA 37 (99) aujourd’hui disparu au profit de la création d’un collège 37 au sein de la FRACAMA.
En concertation avec le ministère de la culture, ces organisations nationales ont travaillé à la mise en œuvre d’une politique publique qui prenne en compte cette émergence culturelle nouvelle.
Cela se traduit par la création de la commission nationale des musiques actuelles qui rend son rapport en septembre 1998 et la circulaire Trautmann qui encadre le soutien de l’Etat apporté aux SMAC (Salle Musiques Actuelles), parue le 18 août 1998.
Selon les territoires, la prise en compte des Musiques Actuelles a été à plusieurs vitesses, mais a pris un certain essor jusqu’en 2005 avec le Foruma et la création du Conseil Supérieur des Musiques Actuelles, qui préconisent la mise en place de concertation territoriale.
Travailler sur les territoires veut dire travailler avec l’expérience et les chantiers de ces fédérations, travailler avec l’histoire.
Premiers chiffres clés :
En France
En ne prenant que le secteur associatif, la dernière enquête nationale de 2008 réalisée par le CNAR Culture sur les associations employeurs en France, révélait l’existence de 31400 associations en 2005, 10% oeuvrent sur le champ des musiques actuelles autant que le théâtre. C’est la première pratique en amateur, la part la plus importante en terme de diffusion.
En région et Indre et Loire,
Disposer de chiffres exhaustifs sur l’activité de ce secteur est une mission quasi-impossible, surtout concernant le nombre de groupe, de musiciens et le nombre d’asso. Il y a un important turn-over, les musiciens peuvent participer à plusieurs formations, certains sont quasi inactifs…
Cependant la FRACAMA a mis en place un outil avec des relais locaux depuis 4 ans ce qui permet d’identifier au mieux les structures en exercices, pour le 37, c’est Pimant qui en a la charge.
Cette base nous donne donc de premières tendances qu’il s’agira d’affiner dans l’état des lieux.
Voici donc quelques éléments qui s’ajoutant à des études plus précises comme pour la répétition nous donne quelques indications.
Nombre de groupes :
Nombre de groupes amateurs / Pro : plus de 450 sur 1100 repérés en région
S’il y a un fort pourcentage de groupes rock, pop et métal, il y a aussi une grande diversité dans leurs approches artistiques, dans leurs développements ou dans leurs compositions.
Ce qui représente un peu moins d’un 1 groupe pour 1000 habitants en Indre et Loire, c’est la plus forte densité en région. Cependant, 4/5ème des groupes sont très largement concentrés sur l’agglomération tourangelle.
Même s’il reste difficile d’estimer là aussi le nombre de professionnels parmi ces groupes tant les notions de pros et amateurs font débat, une très grosse majorité pratique en amateur et joue peu (ce qui est très rarement un choix). D’ailleurs une étude récente en Vendée faisait apparaître que 70% des groupes jouaient 4,5 fois par an.
On peut estimer autour de 1500 musiciens selon l’Avise (Agence de Valorisation des initiatives Socio-Economiques) qui compte entre 3 à 4 musiciens de moyenne par groupe.
Pour compléter ces infos :
La répétition dans le 37 :
D’après l’enquête sur les équipements de répétition réalisée en 2008 par la FRACAMA et Culture o Centre, la création et la gestion des lieux, sur l’Indre et Loire, résultent majoritairement d’engagements privés et non d’initiatives et de soutiens de collectivités.
Pour 7 lieux ouverts aux publics et 12 studios, dont 5 dans l’agglo de Tours, nous comptons en 2007 plus de 900 musiciens usagers des studios en Indre et Loire dont 75 % se déclarent amateurs et 15% pro. Les 10% restant se trouvant entre les deux.
50% d’entre eux ont entre 25 et 35 ans, 33% - de 25.
54% sont salariés. 35% scolaires et étudiants.
Par contre cela représente au minimum 150 groupes sur les 500 identifiés en Indre et Loire.
Ces différents équipements comptent 5 salariés en CDI ETP.
L’arrivée de la nouvelle salle devrait en partie répondre à ces manques, mais la concentration sur Tours doit permettre d’imaginer un déploiement.
Les autres points forts :
Les écoles et cours associatifs tout ou partie Musiques Actuelles : 13
On compte sur Tours plus de 1200 musiciens en apprentissage / formation au sein des écoles musiques actuelles, écoles qui restent extrêmement fragiles. Trois écoles dispensent notamment des diplômes via la Fneijma (Tous en Scène, la Boîte Vocale et Jazz à Tours) en plus du diplôme Jazz mis en place par le Conservatoire et Jazz à Tours.
Il sera intéressant de mieux connaître le nombre de professeurs et l’offre sur le territoire.
Productions
Micro labels : 10
Studio d’enregistrement : 13
Diffusion :
Associations de promotion et de programmation : on en compte près de 50, 1/3 de la région,
Bar, salles de moins de 400, lieux quasiment tous occasionnels voir très occasionnels : 23 dont Petit Faucheux et Bateau Ivre.
Festivals : 15 festivals dédiés aux Musiques Actuelles,
Salles de plus de 400 : 16 mais toutes pluridisciplinaires, arrivée de la seule dédiée de 600 Joué les Tours.
Conclusions
Ces données sont à prendre donc avec précautions, il s’agit de tendances fortes, mais il reste maintenant non seulement à affiner ces données quantitatives mais surtout à engager une approche qualitative pour répondre plus précisément aux enjeux très larges des musiques actuelles. Il est utopique de pouvoir régler tout ça d’une baguette magique, nous en sommes tous conscients, mais il est très motivant et nécessaire de travailler collectivement sur cette dynamique engagée par le CG. Il est même souhaitable que chacun y soit associé afin que la valorisation et le soutien de ce vivier existant, la complémentarité des politiques publiques sur les territoires, la compréhension des évolutions de ces musiques,
C’est aussi penser ces musiques dans une approche de diversité culturelle, d’expérimentation artistique, qui contribuent à la construction des personnes.
A l’Utilité sociale s’ajoute les retombées sur l’éco et sur l’attractivité des territoires.
Echanges avec la salle
Un premier échange avec les participants est proposé suite à ces exposés et se poursuivra jusqu’après la réunion lors du pot proposé par le conseil général à l’issue de la réunion.
Clôture de la réunion
Suite aux différents échanges avec les particiapants, Claude ROIRON, Patrick BOURDY Gérard KERYJAOUËN et Alex TINSEAU remercient l’assemblée en précisant que l’ensemble des remarques et des sujets abordés seront approfondis lors des commissions thématiques de travail du mois de février, puis celles du mois d’Avril.


